10 mars 2008

BON ANNIVERSAIRE SEBASTIEN

 

 

 

 

 

 

 

 

 A Llansa, avec Anne-Laure qui prend déjà des allures de star...

 

 

 

 

 

Rochebelle, trop petit pour participer à la compétition.

J'avais menti d'un an sur ton âge, et tu avais gagné une belle médaille...

Tel père, tel fils...

 

 

 

 

 

Au pied des dunes de Moulay Bousselham, la plus belle plage du monde...

 

 

 

 

 

J'avais pêché ce sar au fer à cheval,

devant la maison de mon parrain ce héros, toujours à Moulay Bousselham.

J'avais préféré pour cette capture, comme d'habitude, mon fusil harpon.

Pêcher un sar à la canne est beaucoup plus difficile parce que SAR BAT CANNE hé hé ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien dans ses eaux  préférées à Puerto de la Selva.

 

 

 

 

 

Avec une poulette du Coq, le châtelain de Dordogne...

 

 

 

 

 

Les Saintes, Terre de Haut, sur le chemin du Fort Napoléon,

au-dessus d'une des plus belles baies du monde.

Le Pain de Sucre de Terre de Haut sur la gauche,

et tout au fond, Terre de Bas...

 

 

 

 

 

A bord de la belle MARIA.

14 juillet oblige, j'avais fait hisser le Grand Pavois...

 

 

 

 

 

Avec Babouche, qui avait failli s'appeler Mistouflare...

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce à la lettre d'Anne-Laure,

on peut dire que notre Babouche est née en 1993, elle a donc 15 ans cette année...

C'est une sacréee vieille qui ne fait pas du tout son âge...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BON ANNIVERSAIRE Sébastien, 21 ans cela fait pile pile pile 3 fois l'âge de raison. Continue à être doux et paisible, respecte tes professeurs, tes supérieurs, tes patrons et tes parents, n'oublie jamais que c'est par le travail qu'on construit sa maison et son avenir. N'oublie jamais non plus que rien n'est jamais grave dans la vie, absolument rien, parfois tu crois voir devant toi une montagne alors que ce n'est qu'une colline... Rien n'est jamais grave dans la vie tant qu'on a la santé : Il faut donc être toujours attentif à ce capital-santé que la nature nous donne à la naissance, il faut le respecter : manger raisonnablement, ne pas fumer, ne pas s'alcooliser. Il faut s'oxygéner, respirer le grand air à toutes les saisons et à toutes les sauces....

 

 

 

 

Tel père, tel fils...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop cool notre "car bleu". En plus, sur la route,

les gens nous prenaient pour des gendarmes,

les voitures ralentissaient et on pouvait les doubler plus facilement...

 

 

 

 

 

En parlant de gendarmes, pas difficile de reconnaitre ma bobine...

Avec ma casquette, je suis le seul gendarme maritime de l'équipe.

Photo prise à Chaumont, la ville de mon oncle Dany,

le plus grand pêcheur de mérous de la planète, en Novembre 1990.

Cette année-là, Sébastien avait 3 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là je partais une fois de plus pour un long embarquement,

 billet d'avion dans ma poche de chemise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une musique assez rare pour fêter l'anniversaire de Sébastien. Cette musique a une histoire : en 2002, j'avais été détaché sur un superbe Fast Ferry, le JOSEFA CAMEJO, sur la ligne Venezuela/Aruba/Curaçao. Un jour, alors que j'achetais des CD de musique locale à un vendeur de rue, à Coro, Etat de Falcon, deux militaires nous empoignent sans ménagement. Comme à mon habitude, je n'ai pas de passeport sur moi (pour éviter les vols), je n'ai enfoui au fond d'une poche qu'une petite liasse de bolivares et une carte bleue. J'ai dit une phrase au hasard : "Yo soy el capitàn francès del Josefa Camejo". Coup de chance, c'était la bonne phrase. Nos deux militaires m'ont lâché illico presto, se mettant presque au garde à vous, et embarquant dans la foulée de leurs 4 poignes, le pauvre vendeur de rue. J'ose espérer qu'ils n'ont fait que lui prendre l'argent que je venais de lui donner. J'ai eu la chance de bénéficier de la notoriété du lancement de ce navire que la population attendait avec impatience après le naufrage du précédent bateau quelques années plus tôt.

http://www.dailymotion.com/video/x4oirk_adelante-venezuela_travel

 

 

 

 

La belle  "JOSEFA CAMEJO"  en Mars 2002.

 

 

 

 

Un vendeur de hamacs, La Vela de Coro, Province de Falcon, Venezuela, Mars 2002

 

Découpé dans le journal local, 

"El Universal" du samedi 2 Mars 2002,

cette poésie de Leonardo PADRON :

 

"""Mi único señorío"""

""Esa mujer que sube por mi cuello
y revisa mis ojos a la diez de la mañana
esa mujer que inicia virajes en mi deseo
y me alimenta con sus dedos de agua
esa mujer que colecciona ventanas
y me abraza la frente en los aeropuertos
tiene un talismán en sus senos
un señuelo de espalda y hogar
un exacto pájaro en su rostro.

Esa mujer que todos los días me clausura
y reúne piedras en un país desconocido
esa mujer que roba mis pulmones
y revuelve avispas con su mirada
esa mujer, famosa como Praga
y dulce como las camisas abiertas,
posee la alevosía de los vendavales
y encaja flores en mi pulso.

A cada mes la celebro como un diamante
A cada hora la unto en mis brazos
la retengo en mis dientes
y me bebo sus mareas
me apresto a su viscosidad de lluvia.

No tengo duraznos para su adiós.
No hay magia que la desaloje.
No hay música que ocurra y entienda
y la sobrepase.

Esa mujer que sube por mi cuello
y revisa mis ojos a las diez de la mañana
es mi suburbio,
mi racimo de melancolía,
mi flauta y mi huracán,
mi único señorío.""

 

"""Mon unique diamant"""

""Cette femme qui grimpe à mon cou 

Et surveille mon regard à dix heures du matin,

Cette femme qui dessine les courbes de mon désir 

Et me nourrit de l'eau de ses doigts, 

Cette femme qui collectionne des fenêtres 

Et m'étreint le front dans les aéroports,

Possède un talisman dans sa poitrine,

Un leurre à son dos, un foyer 

Exactement comme un oiseau sur son visage.

Cette femme qui tous les jours me clôture

Et rassemble des pierres dans un pays inconnu,

Cette femme qui dérobe mes poumons

Et lance des guêpes avec son regard,

Cette femme, célèbre comme Prague

Et douce comme une chemise entrouverte

Possède la traîtrise tempétueuse du vent

Et met des fleurs en cage dans les battements de mon coeur.

Chaque mois je la célèbre comme un diamant,

Chaque heure je la fonds dans mes bras

Je la retiens entre mes dents

Et je bois ses marées 

Je me pare de sa viscosité pluvieuse.

Aucun fruit ne peut la remplacer.

Aucune magie ne peut l'évincer.

Aucune musique qui viendrait à l'oreille

Ne peut la surpasser.

Cette femme qui grimpe à mon cou

Et surveille mes yeux à dix heures du matin

Est mon faubourg,

Ma grappe de mélancolie,

Ma flûte et mon ouragan,

Mon unique diamant.""

(traduction chiloedream)

 

En Mars 2002, pendant que je naviguais à bord de la belle Josefa Camejo, Sébastien avait déjà 15 ans.

Et la poésie m'accompagnait depuis toujours pendant mes longs voyages.

Le monde serait si peu sans poésie...

Bon anniversaire mon grand Sebastien.

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Posté par chiloedream5 à 18:56 - Permalien [#]
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