02 janvier 2008

CAFE LA HABANA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis aimé, je me suis détesté,

puis nous avons fini par vieillir ensemble

(Paul VALERY)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvent, aux endroits isolés, à force de rester longtemps à guetter,

on finit par voir, même en plein jour, des formes humaines

qui surgissent entre les buissons et les rochers,

on a l'impression que quelqu'un est en train de vous épier,

puis on va voir, et il n'y a personne

(Dino Buzatti - Le Désert des Tartares)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La solitude, c'est la liberté, et je me demande

si ce n'est pas la liberté plus que la solitude

qui effraie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31 Décembre 2007 :

Dernières lueurs de l'année sur les versants pierreux du Cap Creus.

 

 

 

 

 

 

Je suis là, moi, homme, il faut que j'accepte l'inacceptable :

je ne veux pas faire la guerre et je la fais.

Je veux savoir, et je ne sais rien.

Si je finis par aimer cette existence dans laquelle je suis plongé,

je souffre parce qu'on me la retire.

J'ai des forces, elles s'épuisent,

je vieillis et je ne veux pas mourir.

C'est cela l'invraisemblable :

aimer une existence que l'on m'a imposée,

qui m'est reprise au moment où je l'ai acceptée

(Ionesco, Journal en miettes)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mélancolie, le mot coule comme l'eau d'une rivière :

ne l'écoutez pas trop, il s'infiltre sans qu'on l'y invite...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regardez bien : l'âme est inscrite sur les visages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement je ne sais pas si il est poli d'être gai

ni si il faut exprimer ses humeurs.

Le bon équilibre à trouver se situe entre la fidélité à ce que l'on est

et le respect des autres

 

 

 

 

 

 

Il y a ceux qui achètent du chocolat au lait

parce qu'ils aiment trop le chocolat noir.

Ce sont les mêmes qui épousent une femme qu'ils n'aiment pas,

pour être sûrs de ne jamais souffrir

 

 

 

 

 

 

Ces choses-là sont comme des tempêtes :

on est d'abord transi, foudroyé, impuissant,

puis le soleil revient. On n'a pas complètement oublié l'expérience,

mais on est remis du choc

(Kressman Taylor, Inconnu à cette adresse)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dire son histoire crée un sentiment de soi cohérent.

C'est une réconciliation entre les deux parties du moi divisé.

Le moi socialement accepté tolère enfin le moi secret non racontable

(Boris Cyrulnik)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et il savait lire, pas les livres, ça tout le monde peut.

Lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens.

Les signes que les gens emportent avec eux : 

les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leurs histoires...

écrites sur eux, du début à la fin.   

(Alessandro Baricco, Novecento Pianiste)

 

 

 

 

 

 

 

Ce que l'on te reproche, cultive-le, c'est toi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est un grand malheur pour moi, je crois,

que la nature ne m'ait pas donné ce je-ne-sais-quoi qui attire les gens...

Il m'a fallu beaucoup de temps pour me faire des amis,

j'ai été obligé de lutter si longtemps pour conquérir ma bien-aimée

et à chaque fois que je rencontre quelqu'un,

je constate dès l'abord qu'une pulsion qu'il ne cherche nullement à analyser

pousse le nouveau venu à me sous-estimer. 

(Sigmund Freud, Lettre à Martha)

 

 

 

 

 

 

Il est des endroits qui comptent plus que d'autres dans le coeur d'un homme. Quand nous avons quitté le Maroc de notre enfance, j'avais 12 ans et c'est là, sur les rivages de ce beau Cap Creus, que nous avons passé notre premier été de déracinés. Je reviens souvent regarder sous son ciel, sur sa pierre, le talisman gravé de mes ultimes illusions, les plus clairsemées, les plus douces... C'est donc là tout naturellement, que je suis venu passer la frontière de l'année nouvelle. Le ciel du dernier crépuscule de décembre s'est empourpré comme la toile d'un peintre, pour se parer d'argent après la nuit et fêter dans la lumière vive le premier matin de janvier. Un premier matin diaphane aux couleurs d'un ère nouvelle...

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Posté par chiloedream5 à 17:57 - Permalien [#]